La surveillance post-thérapeutique
Introduction :
Une surveillance rapprochée du patient atteint
d'une tumeur cancéreuse est indispensable tant
pendant la phase de traitement qu'après le
traitement.
Quels sont les buts de la surveillance thérapeutique
?
- Pendant le traitement, la surveillance a pour
buts :
- de connaître l'efficacité immédiate
d'un traitement,
- de mettre en place le rôle et la pluridisciplinarité
des intervenants,
- de dépister les complications éventuelles
et de les résoudre,
- de prévenir les potentielles séquelles
sur le patient,
- d'adapter le traitement.
- Après la fin du traitement, la surveillance
a pour objectifs :
- de connaître l'efficacité à
long terme de la séquence thérapeutique
utilisée,
- de diagnostiquer aussi tôt que possible
les rechutes afin d'y apporter la réponse
thérapeutique la plus efficace,
- de dépister les éventuelles complications
observées et d'en diminuer les effets pour
le patient.
Qu'est-ce-que la surveillance clinique ?
L'examen clinique constitue le moyen le plus simple
pour suivre l'évolution de la maladie cancéreuse.
En quoi consiste-t-il ? :
- l'interrogatoire du patient permet d'apprécier
sa qualité de vie et de détecter d'éventuelles
complications,
- à faire un examen clinique complet : aires
ganglionnaires, abdomen, thoracique, etc
Cet examen clinique est généralement
complété d'examens systématiques
dits para-cliniques afin de détecter une éventuelle
récidive :
- une échographie ou un scanner de l'abdomen
et du petit bassin,
- des endoscopies de surveillance,
- des examens plus spécialisés comme
des scintigraphies ou des PET-Scan si cela est nécessaire.
Qu'est-ce-que la surveillance biologique ?
Il s'agit d'apprécier le retentissement de
la tumeur sur les principales fonctions vitales :
hépatiques, reinales et sanguines.
On contrôle aussi le comportement des marqueurs
tumoraux lorsque ceux-ci existent.
Cependant ces dosages ne sont pas des révélateurs
à 100% d'une récidive et ne constituent
en aucun cas un dépistage précoce infaillible.
Les données biologiques doivent être
interprêtées dans un contexte global
clinique et radiologique.
Quelles sont les méthodes de suivi ?
En réalité, il n'existe pas de rythme
idéal de surveillance rapprochée d'un
patient, chacun étant différent.
Cette surveillance s'applique souvent au cas par
cas, le médecin tenant compte aussi de l'attitude
et des demandes du patient.
Ainsi, le "calendrier de surveillance"
est souvent établi selon des recommandations
générales établies par des experts.
Il est nécessaire de constater que ce calendrier
d'examens de surveillance a pourtant ses limites.
Il ne permettra en effet jamais d'éviter à
100% la survenue d'une rechute dont les manifestations
cliniques vont survenir entre deux consultations de
surveillance. C'est ce qu'on appelle les "rechutes
d'intervalle".
Les patients doivent donc réaliser que cette
surveillance ne peut en aucun cas garantir une assurance
de non-rechute.
Qui assure cette surveillance ?
D'une façon générale, les patients
ont des consultations régulières avec
leur médecin oncologue.
Lorsqu'un un acte technique est nécessaire,
l'oncologue les adressera vers un spécialiste
(par exemple pour une coloscopie de contrôle
chez leur gastroantérologue).
Lorsqu'un patient participe à une étude
thérapeutique, le médecin promoteur
de l'étude impose aux médecins investigateurs
oncologues de suivre leur malade selon un calendrier
précis et de noter sur des cahiers de surveillance
les constatations faites lors des examens.
Enfin, le médecin-oncologue qui assure le
suivi informe, en particulier, le médecin traitant
de famille à chaque contrôle.