Le cancer du foie
Introduction :
Le cancer du foie appelé également
"carcinome hépatocellulaire" est
classifié comme le 8ème cancer dans
le monde.
Il est toutefois beaucoup plus répandu dans
les pays en voie de développement et principalement
en Chine où ce cancer compte 45% des cas dans
le monde. Le pronostic de ce cancer est généralement
mauvais puisque la médiane de survie est de
quelques mois.
Epidémiologie :
Le cancer primitif issu des cellules du foie est
appelé hépatocarcinome ; il est à
différencier des métastases hépatiques
d'autres cancers, souvent appelées à
tort cancer du foie.
Le carcinome hépatocellulaire ou C.H.C. est
la principale tumeur primitive du foie.
Son principal facteur de risque est la cirrhose du
foie. Dans environ 60% des cas, cette cirrhose est
secondaire c'est-à-dire provient d'une maladie
alcoolique ou d'une infection par le virus de l'hépatite
C.
Classification du cancer du foie :
Cette classification se fonde sur le type de cellules
d'origine devenues cancéreuses et sur le caractère
bénin ou malin de la tumeur.
Les symptômes :
Les symptômes les plus courants sont :
- une perte de poids,
- une perte d'appétit,
- une fatigue ,
- les douleurs abdominales,
- une jaunisse,
- des démangeaisons ou prurit,
- une gêne respiratoire.
Le diagnostic :
Il intervient malheureusement souvent lorsque le
cancer est déjà avancé.
En effet, le cancer du foie est peu fréquent
et les symptômes peu typiques.
Les étapes essentielles du diagnostic sont
les suivantes :
- le "taux de suspicion" élevé
chez les patients ayant eu une hépatite chronique
ou une cirrhose d'origine alcoolique,
- un examen clinique complet,
- les test sanguins, avec analyse des marqueurs
tumoraux en particulier le "alpha-fetoprotéine"
(AFP),
- une imagerie avec plus particulièrement,
une échographie abdominale, une angiographie,
un IRM,
- une biopsie.
Le pronostic :
Il est généralement mauvais car le
stade de la découverte est tardif.
En effet, la tumeur est souvent diffuse ou trop volumineuse
avec une extension vasculaire.
La stratégie thérapeutique
:
Elle est fonction des résultats du bilan initial
qui doit théoriquement permettre de sélectionner
les patients opérables et non-opérables.
- Les patients opérables
Ils ont en général une tumeur primitive
apparemment peu étendue sans signe d'envahissement
et sans extension péritonéale. L'intervention
consiste en une résection tumorale avec ou
sans hépatectomie.
- Les patients inopérables
Le traitement est alors palliatif visant à
supprimer le prurit et les risques infectieux afin
d'assurer des conditions de survie supportables.
Les traitements possibles :
Les méthodes thérapeutiques sont souvent
inefficaces, qu'il s'agisse de la chimiothérapie,
de la radiothérapie ou de l'hormonothérapie
par Tamoxifène.
La seule méthode thérapeutique à
potentiel curatif est donc la transplantation hépatique
chez des patients à tumeur unique, petite de
moins de 5 centimètres ou bien chez des patients
à petites tumeurs de moins de 3 centimètres.
D'autres traitements locaux sont possibles comme
des traitements intra-artériels ou des destructions
tumorales par l'éthanol, l'alcoolisation.
Les cancers secondaires du foie :
Le foie est l'organe le plus atteint par la dissémination
des cancers : plus d'un tiers de tous les cancers
créent des métastases au foie.
La tumeur primitive provient donc de n'importe quel
organe, sachant cependant que les deux cancers primitifs
les plus sujets à extension hépatique
sont les cancers digestifs et bronchiques.