Définition de sous-types moléculaires d’adénocarcinomes du pancréas

La fondation a soutenu, en octobre 2016, un projet de recherche translationnelle mené par les Docteurs Jean-Baptiste Bachet (Groupe hospitalier Pitié Salpêtrière, Paris, France) et Francesco Puleo (Hôpital universitaire ULB-ERASME, Bruxelles, Belgique) intitulé : « Sous-types moléculaires d’adénocarcinomes du pancréas, validation indépendante et implications translationnelles ».

Contexte

Les adénocarcinomes du pancréas sont les cancers du pancréas les plus fréquents et représentent plus de 90% des cas. Malgré de nombreux travaux de recherche, le pronostic des patients atteints de cette forme de cancer reste sombre et peu de progrès ont été réalisés ces dernières années.

Les cancers ne représentent pas une entité homogène même lorsqu’ils proviennent d’un même organe et sont d’un même type histologique (adénocarcinome). Le démembrement des sous-types moléculaires des cancers, déjà effectué pour les cancers du sein, colorectaux ou de l’estomac, permet de mieux les définir et d’orienter les pistes de recherche afin de développer de nouveaux traitements ou stratégie thérapeutique.

Lors du développement d’un cancer, des anomalies moléculaires multiples surviennent, aboutissant à un dérèglement des mécanismes de contrôle cellulaire, à une croissance non contrôlée des cellules tumorales et à l’acquisition de caractéristiques spécifiques permettant aux cellules tumorales de migrer et d’engendrer des métastases. Ces anomalies moléculaires peuvent toucher directement l’ADN (mutations génétiques) ou indirectement (mutations épigénétiques) et modifient l’expression de gènes qui sont impliqués dans l’activation ou la régulation de voies de signalisation cellulaires spécifiques.

Contenu de la recherche

Face à ce constat, les Docteurs Jean-Baptiste Bachet et Francesco Puleo ont décidé d’analyser le profil d’expression de plusieurs dizaines de milliers de gènes à partir de prélèvements tumoraux provenant d’une série de plus de 300 adénocarcinomes du pancréas. La répartition du profil d’expression de ces gènes devrait permettre de définir plusieurs sous-groupes d’adénocarcinome du pancréas dans lesquels les vois de signalisation activées diffèrent. L’identification de ces voies de signalisation et la définition de ces sous-groupes permettrait à terme de mieux orienter les traitements à développer dans un sous-groupe donné ou de proposer une stratégie thérapeutique spécifique.

La fondation ARCAD a donc apporté un financement complémentaire à ce projet multicentrique et international de recherche.

Dans le cadre de ce travail, un partenariat a été mis en place avec le groupe des Cartes d’Identité des Tumeurs® de La Ligue contre le Cancer et d’autres groupes académiques Français travaillant sur cette thématique. L’objectif de tous est d’unir nos forces et de permettre des avancées notables pour lutter contre cette maladie.